👉 Électricité : dernier appel pour sécuriser 2027-2029
Le contexte géopolitique actuel ravive la volatilité, mais une fenêtre d’opportunité subsiste. En dépit des tensions, les prix de gros — particulièrement sur 2028-2029 — reflètent encore des fondamentaux attractifs.
Le constat est simple : le risque de hausse est désormais bien plus élevé que le potentiel de baisse. Attendre, c’est s’exposer à l’incertitude.
Ne laissez pas les gros titres dicter votre stratégie : découvrez notre analyse concrète des prix de l’électricité pour vos budgets 2027-2029 – Contrat d’électricité : la réalité (nuancée) derrière les gros titres
Clôture des inscriptions : vendredi 20 mars 2026 !
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VOTRE ACTU DU MARCHÉ
Gaz : l’Europe subit. Le blocage du détroit d’Ormuz et les attaques contre les sites de liquéfaction au Qatar (20 % de l’offre mondiale) provoquent un choc durable. Contrairement au pétrole, le GNL ne dispose d’aucune route de fourniture alternative, rendant la rupture d’approvisionnement critique. 20% du GNL mondial passe par le détroit ; 90% de ce GNL est destiné à l’Asie. L’impact est immédiat et non négligeable :
- Envolée des prix : le prix de gros pour livraison prochaine du gaz naturel culmine entre 50 et 60€/MWh, contre 28 €/MWh en janvier dernier.
- Détournement de cargaisons : 10% des méthaniers initialement destinés à l’Europe ont déjà été reroutés vers l’Asie, alors que les stocks européens sont au plus bas.
- Menace industrielle : les industries pour lesquelles le gaz est une matière première souffrent ou restent dans l’attente.
À retenir : La sidérurgie, la métallurgie, la verrerie et surtout la chimie sont directement concernées. Si les prix du gaz continuent à flamber, certaines industries pourraient être contraintes de fermer leurs sites. En Europe, une inflation plus élevée que prévu est attendue, impactant directement le pouvoir d’achat des foyers. En France, si la plupart des entreprises sont protégées cette année par des prix fixés avant le conflit, l’inquiétude est vive pour l’hiver prochain. Face à cette crise, des mesures comme le blocage des prix sont jugées risquées, car elles pourraient aggraver le déficit public (déjà à 5% du PIB) et provoquer des pénuries. Les perspectives de croissance en Europe pourraient être revues à la baisse. Cette crise démontre que la transition énergétique est désormais une nécessité non seulement climatique, mais aussi stratégique pour assurer la souveraineté du continent
Bon à savoir
- L’UE essaie de rassurer : malgré les tensions au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz, la Commission européenne et les États membres confirment qu’il n’y a aucun risque immédiat de rupture d’approvisionnement. Elle juge inutile de remplir les stocks de gaz “à tout prix” pour le moment, grâce à la flexibilité du cadre réglementaire. Néanmoins, l’Union européenne cherche en urgence des solutions pour réduire les coûts de l’énergie. Les ministres européens de l’énergie discutent de mesures possibles, comme des aides publiques aux industries, une baisse des taxes nationales ou des ajustements du marché carbone afin d’augmenter l’offre de quotas de CO₂ et d’atténuer la hausse des prix. La Commission européenne envisage également un plafonnement du prix du gaz. Trouver une solution commune reste difficile en raison des différences entre les systèmes énergétiques et les politiques fiscales des États membres. Une nouvelle réévaluation aura lieu les 19 et 26 mars.
- Nucléaire : le 5ème Conseil de politique nucléaire a acté une accélération industrielle majeure avec le lancement des six premiers EPR2 dès 2027 et la prolongation du parc actuel, soutenus par un programme d’investissement d’EDF estimé à 25 milliards d’euros par an pour garantir la souveraineté énergétique de la France. EDF s’est également engagé à tenir la cible de coûts de construction des EPR2 à hauteur de 72,8 Md€ de 2020. De son côté, la présidente de la commission européenne a reconnu que la “réduction de la part du nucléaire [en Europe] était un choix. Et avec le recul, c’était une erreur stratégique“. Le chancelier allemand refuse lui tout retour à cette technologie.
- Fraude : Enedis a intensifié sa lutte contre le vol d’énergie en ciblant la grande distribution, où des manipulations de compteurs aurait permis à certains magasins de dissimuler jusqu’à 20 % de leur consommation réelle, entraînant des redressements financiers massifs et des poursuites pénales pour vol d’électricité (AFP)
- Gaz : vers un tarif de distribution unique en France. Dès le 1er juillet 2026, la CRE harmonisera les tarifs d’accès au réseau de gaz (ATRD) via une péréquation nationale entre GRDF et les 20 entreprises locales de distribution (ELD). Ce nouveau tarif commun, calqué sur celui de GRDF, devrait entraîner une hausse technique de 0,6 % pour financer la convergence des coûts entre les territoires. La consultation est ouverte jusqu’au 20 mars pour finaliser cette réforme issue de la loi de finances 2026. Cette hausse va encore alourdir le coût d’accès au réseau, qui ne cesse d’augmenter à mesure que la consommation de gaz naturel diminue.
Les marchés :
- Marché de gros de l’électricité : la volatilité continue et aura des conséquences sur les primes de risque intégrées aux offres des fournisseurs. Cette semaine, les prix se sont néanmoins détendus, les marchés étant rassurés par la bonne disponibilité du nucléaire et la saturation des zones d’interconnections : la production en France se retrouve largement excédentaire. La hausse du gaz n’a ainsi pas eu d’impact notable sur le marché de gros de l’électricité. On attend de voir si l’ETS2 (prix du carbone) sera réformé (contre l’avis de la France) ou non.
- Marché de gros du gaz. Le gaz assure 17% de la production d’électricité en Europe La France dépend quant à elle du gaz pour seulement 3% de sa production, l’Allemagne pour 17% et l’Espagne pour 21%. Ces chiffres mettent en perspective la sensibilité de chaque marché à la crise actuelle. Heureusement, les flux norvégiens restent stables et à leur quasi maximum. Les stocks en Europe sont toujours atones, en dessous de 30% (22% en France). La volatilité des prix spot, de court terme ou de 2027 s’est installée. Les prix à moyen terme grimpent également mais dans une moindre mesure, en raison de retards attendus dans la mise en service de nouveaux terminaux GNL : le surplus d’offre anticipé en 2026/27 pourrait finalement être limitée.
- Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels
Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 06/03/2026 | 13/03/2026 | ||
| 2027 | 58,50 | 55,90 | ↓ |
| 2028 | 51,96 | 49,98 | ↓ |
| 2029 | 53,26 | 53,08 | ↓ |
Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 06/03/2026 | 13/03/2026 | ||
| 2027 | 35,09 | 36,12 | ↑ |
| 2028 | 24,83 | 26,06 | ↑ |
| 2029 | 22,00 | 22,86 | ↑ |

