👉 Le marché est au plus bas, sécurisez vos budgets 2027-2029 

Les prix de gros de l’électricité actuels offrent une fenêtre d’opportunité rare. Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous jugez ces prix opportuns, ne ratez pas notre prochaine consultation – avec un potentiel de hausse qui l’emporte désormais sur les espoirs de baisse, le moment est stratégique.
Ne subissez pas la volatilité : verrouillez vos tarifs dès maintenant via notre achat groupé.

Clôture des inscriptions : vendredi 20 mars 2026 ! 


VOTRE ACTU DU MARCHÉ

PPE 3 : le nouveau cap de la souveraineté énergétique française – La Programmation Pluriannuelle de l’énergie (PPE3) fixe le cap de la souveraineté énergétique française à l’horizon 2035 en misant sur un duo stratégique : la relance du nucléaire, via la construction de six à quatorze nouveaux EPR (centrales nucléaires) et le déploiement ciblé des énergies renouvelables (plus d’éolien en mer, un peu moins de photovoltaïque et modernisation – “re-motorisation” –  du parc terrestre éolien existant). Pour assurer la rentabilité de ce mix et éviter les prix négatifs, le gouvernement propose la mise en place d’un large plan d’électrification des usages pour dynamiser une demande actuellement faible, avec pour objectif que 60 % de la consommation d’énergie soit décarbonée d’ici 2030 (c’est 40% aujourd’hui). Cette programmation reste néanmoins un défi de haute voltige sur le plan technique, avec les inquiétudes d’EDF sur l’usure prématurée des réacteurs. L’exploitant craint une modulation trop importante de son parc actuel. Le “stop and go” incessant des réacteurs pour s’ajuster à la production des énergies renouvelables pourrait provoquer une usure prématurée du matériel. Les coûts de maintenance additionnels restent néanmoins à chiffrer.
Politiquement, le gouvernement tente de bâtir un compromis réunissant une majorité de non-censure à l’Assemblée, entre les demandes des écologistes pour développer les EnR et les positions de la droite et du RN centrées sur le nucléaire. L’idée est d’assurer une continuité d’action au-delà des alternances électorales.
À retenir : Sans la PPE3, les différentes filières (énergie renouvelable, nucléaire, électrification des besoins) ne peuvent pas investir. Les appels d’offres, qu’ils soient éoliens ou photovoltaïques, restent bloqués. L’adoption de la PPE par décret pourrait toutefois fragiliser le gouvernement, alors que la stratégie énergétique est essentielle à l’indépendance du pays.

Bon à savoir

  • Droit d’accès au réseau : la France est accusée de violer le droit européen en bloquant de nombreux raccordements solaires au motif d’une saturation des réseaux souvent jugée opaque. En reportant l’accès à 2028-2029 pour privilégier de futurs grands projets, les gestionnaires entravent la transition énergétique. Cette situation, accentuée par les incertitudes de la PPE 3, expose l’État à de lourds contentieux et pénalise la rentabilité des investissements actuels…
  • Equilibre offre-demande : face à l’essor des énergies renouvelables variables, la CRE préconise de réformer les marchés de gros, notamment via un « bloc solaire » standard. Le rapport souligne l’objectif de massifier le pilotage de la demande et de renforcer la cybersécurité des réseaux connectés. Une coordination accrue entre finance, industrie et énergie est désormais jugée essentielle pour stabiliser ce nouveau système électrique décentralisé 
  • Flexibilité et Hydroélectricité : dans ce contexte de tension sur le réseau, l’hydroélectricité s’impose comme une solution clé. Via les Stations de Transfert d’Énergie par Pompage (STEP), elle agit comme une “batterie géante” capable de stabiliser le système en quelques minutes. Environ 2 à 3 milliards d’euros d’investissements sont nécessaires d’ici 2035 pour gagner 3 GW de puissance, un déploiement que devrait faciliter la proposition de loi sur l’hydroélectricité adoptée jeudi dernier. 
  • Nucléaire : Performance et points de vigilance – En 2025, EDF a produit 373 TWh (+3,1 %), retrouvant son niveau de 2019 et boostant la production européenne (+4,8 %, selon Eurostat). Même si la capacité mondiale pourrait tripler d’ici 2050, des défis persistent et rendent cet objectif incertain. Par exemple, EDF prévoit entre 350 et 370 TWh en 2026, soit une légère baisse par rapport à 2025. Par ailleurs, l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) demande à EDF de corriger le génie civil des futurs EPR2 de Penly (étanchéité et risques d’inondation) avant de valider l’investissement.. Enfin, malgré ce rebond, le débat persiste en Europe entre partisans de l’atome et analystes prônant un basculement exclusif vers le renouvelable : certains considèrent même l’industrie nucléaire comme une industrie “morte”. Le débat ne fait que continuer.
  • Compétitivité industrielle : pour les industriels européens, le coût de l’énergie reste l’obstacle majeur à la compétitivité face à la Chine et aux États-Unis. Malgré la détente des cours, les prix de l’électricité en Europe demeurent structurellement plus élevés qu’ailleurs, menaçant la pérennité des sites de production et freinant les investissements nécessaires à la décarbonation. la sécurité d’approvisionnement et le coût d’accès au réseau sont néanmoins souvent oubliés dans l’équation. 
  • Marché des CEE : un paradoxe entre prix et pénurie Le marché des Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) montre une déconnexion totale avec ses fondamentaux. Les prix du segment “classique” baissent (9,07 €/MWhc – MWh Cumac – en janvier) malgré une production insuffisante pour la 6ème période. À l’inverse, le segment “précarité” reste sous haute tension avec des prix en hausse (16,15€/MWhc), portés par un déficit de production chronique et le retard de certains acteurs obligés. Cette situation laisse présager un rattrapage brutal des cours pour combler le fossé entre la délivrance réelle et les obligations réglementaires.  

Les marchés :

  • Marché de gros de l’électricité : toutes les échéances annuelles du marché de gros de l’électricité en “baseload” sont passées en dessous de 50€/MWh (pour les années 2027 à 2030 incluses). Le “peakload” ne bénéficie que d’un faible premium, atteignant 7 €/MWh en 2030 et seulement 4 €/MWh en 2027. Cette situation est largement due à la faible liquidité sur les années lointaines, alors qu’il devrait se réduire rapidement avec une meilleur visibilité sur la production des énergies renouvelables. 
  • Marché de gros du gaz. Le prix repère du gaz pour les particuliers a baissé de 1,56% ; il est cohérent avec la baisse du marché de gros du gaz. La baisse sur les marchés de gros, avec la détente des tensions géopolitiques, est repartie. Néanmoins, les niveaux des stocks sont toujours très bas – 37% au niveau européen et 27% en France. C’est 13 points de moins qu’à la même période en 2025. Les flux sont néanmoins excellents et aucune pénurie n’est anticipée. Attention à la “prime d’été” lorsqu’il faudra reconstituer les stocks.    
  • Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels    

Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :

Années Clôture
  30/01/2026 06/02/2026  
2027 50,51 49,34
2028 49,39 47,76
2029 50,33 49,12

Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :

Années Clôture
  30/01/2026 06/02/2026  
2027 26,84 26,09
2028 23,06 22,78
2029 21,72 21,38