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La nouvelle donne énergétique de 2026

Marchés de l’énergie 2026 : pourquoi les gagnants de demain achètent leur énergie dès aujourd’hui

Il y a peu, nous affirmions que face à la volatilité structurelle des marchés, l’anticipation demeurait votre meilleure défense. Les événements de ce printemps 2026 et les arbitrages réglementaires en cours sont venus valider cette thèse. Au-delà de la simple gestion de contrat, c’est une véritable stratégie d’arbitrage fiscal, technique et géopolitique qui doit désormais guider vos décisions..
Entre tensions sur le gaz et opportunités sur l’électricité, voici les trois leviers actualisés pour transformer les contraintes du marché en opportunités de performance.

Électricité : profiter du calme avant un “saut tarifaire” et le Budget 2027

Le marché de l’électricité vit un paradoxe. D’un côté, le court terme est ultra-nerveux : les prix spot sont soumis à des variations horaires vertigineuses (le prix du MWh a par exemple fluctué du simple au quintuple au cours de la seule journée du 1er juin, ). La fin de l’ARENH au 1er janvier 2026 a retiré un ancien amortisseur puissant, laissant les contrats de fourniture exposés 100% au marché. 

Pourtant, à moyen terme (échéances 2027-2029), comme constaté pas plus tard que dans notre point de marché du 1er juin 2026, les prix de gros se stabilisent autour de 50-55 €/MWh. C’est une fenêtre de tir historique pour deux raisons :

  • Le signal fiscal du Budget 2027 : forte d’une indépendance énergétique record (62,7 % grâce au nucléaire et au solaire), la France envisage une baisse de la fiscalité sur l’électricité pour soutenir la compétitivité des entreprises. L’électricité va devenir (enfin ?) de plus en plus compétitive face aux énergies fossiles.
  • La réalité des coûts de l’EPR2. Les chiffres ne mentent pas : le coût de production de référence du nouveau nucléaire est estimé à 100 €/MWh (en 2040), soit le double des prix de gros actuels. Celui du nucléaire historique est estimé par la CRE au dessus de 60€/MWh. EDF ne pourra pas vendre à perte sa production, sans oublier dans notre réflexion que marché de gros et coût de production sont deux valeurs incomparables. Le coût de production est néanmoins un indicateur.

À retenir : En figeant vos prix aujourd’hui sur les horizons 2028-2029, vous achetez une énergie à un tarif bien inférieur à ses futurs coûts de production prévisibles.

Gaz : l’effet ciseaux d’une facture poussée par la réglementation

Si le prix de la molécule de gaz montre des signes d’apaisement à long terme, la part réglementaire et acheminement de votre facture s’apprête à exploser. C’est le fameux « effet ciseaux ». Les cinq dernières semaines nous ont montré la fragilité de cette énergie : :

  • Secousses géopolitiques : les tensions dans le détroit d’Ormuz ont provoqué une hausse spectaculaire de 15,4 % du prix repère du gaz en mai (comme analysé dans nos points de marché du 27 avril et du 4 mai 2026). Si juin amorce un repli technique de 4,8%, le répit reste précaire..
  • Le séisme des Certificats de Biogaz (CPB) et des stocks : ce nouveau dispositif réglementaire pourrait voir son impact passer de 0,41€/MWh en 2026 à plus de 19 €/MWh d’ici 2035. En parallèle, les stocks européens sont tombés à près de 40% et l’impact des CPB se précise, deux signaux d’alarme que nous décryptions les 11 mai et 18 mai derniers. Pour couronner le tout, Bruxelles vient d’ouvrir une procédure d’infraction contre la France, contestant la priorité donnée au biométhane national, ce qui ajoute une lourde incertitude sur les coûts futurs..
  • Les réseaux en hausse : dès le 1er juillet 2026, les tarifs d’acheminement du gaz vont grimper de +5,87% alourdissant mécaniquement la facture finale, indépendamment des cours de la molécule.

La conclusion est sans appel : même si le marché de gros baisse, les taxes, les réseaux et les CPB vont alourdir mécaniquement votre facture de gaz. L’électrification de vos usages devient une priorité stratégique

Passer de la gestion subie à la stratégie pilotée

Le bouclier de l’anticipation n’est pas une posture théorique, c’est une stratégie d’achat méthodique. Pour aborder sereinement la seconde moitié de l’année 2026, trois actions s’imposent :

  • Figez l’électricité sur le moyen terme : profitez de la fenêtre actuelle sur les tarifs 2028-2029 avant que la réalité des coûts du nouveau nucléaire ne rattrape le marché.
  • Anticipez l’effet ciseaux du gaz : n’attendez pas le “bon moment” pour le gaz. Utilisez les baisses éphémères (comme celle de début juin) pour réduire votre exposition, couvrir vos besoins à moyen et long terme ou basculer vos processus métiers vers l’électricité.
  • Utilisez la force du collectif : face à la situation de marché, à la disparition de l’ARENH et à vos besoins d’optimiser vos budgets, la mutualisation via des groupements d’achat d’énergie permet d’obtenir des avantages tarifaires allant jusqu’à 20 % sur les prix d’été. Une solution indispensable pour optimiser vos achats.

Conclusion : de la gestion du risque à l’avantage concurrentiel

En 2026, la performance budgétaire n’appartient plus à ceux qui spéculent sur les cours, mais à ceux qui arbitrent leur mix énergétique avec un coup d’avance. 

L’ère de l’attentisme sur les marchés de gros est définitivement révolue. L’effet ciseaux qui s’amorce — entre la fiscalité de l’électricité revisitée, les coûts structurels de la production et l’explosion des éléments réglementaires du gaz — impose une rupture définitive dans vos grilles de lecture. En 2026, la résilience financière appartient aux entreprises qui cessent de subir l’énergie pour en faire un levier de compétitivité.

Sécuriser vos volumes d’énergie (gaz et électricité) sur l’horizon 2027-2029, avant que la réalité des coûts du nouveau nucléaire ne rattrape le marché, n’est pas une simple mesure de prudence : c’est un choix stratégique majeur. En éliminant un aléa tarifaire subi, vous immunisez votre structure contre les crises géopolitiques à court terme. Vous redonnez surtout à votre organisation la visibilité financière et la clarté indispensables pour financer sa croissance, innover, et dicter son propre calendrier de décarbonation.

WattValue : votre direction énergie externalisée

WattValue apporte aux entreprises une expertise complète pour maîtriser et réduire leurs dépenses énergétiques à travers plusieurs leviers :

  • Optimisation des tarifs : organisation de groupements d’achats pour l’électricité et le gaz –> notre livre blanc est par ici
  • Vérification et économies techniques : un service de vérification de factures (18 % des factures contrôlées présentent des anomalies) et d’optimisation du TURPE (gain annuel moyen de 750 € par site concerné) –> la vérification de facture : des anomalies à dénicher
  • Veille et anticipation budgétaire : une information continue sur les évolutions réglementaires complexes (fin de l’ARENH, hausse des CEE, nouvelles taxes) pour sécuriser les budgets et éviter les mauvaises surprises, en plus de la projection budgétaire annuelle mensualisée ou de l’optimisation des taxes
  • Accompagnement vers l’énergie verte : aide au choix d’offres d’électricité ou de gaz renouvelables et gestion des garanties d’origine –> Faites le choix de l’énergie verte
  • Éthique et transparence : une garantie d’indépendance totale vis-à-vis des fournisseurs et une transparence complète sur les rémunérations ; WattValue est également certifiée BCorp

Besoin d’un diagnostic pour 2026 ? Contactez nos experts pour découvrir comment WattValue sécurise votre budget énergie. Nous simplifions votre gestion quotidienne tout en maximisant votre performance économique et environnementale.

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