Depuis l’ère du temps, les hommes utilisent la force hydraulique dans son mode de production, notamment pour moudre le blé. Au fil des générations et des innovations, l’énergie hydraulique s’est développée avec la production d’électricité. Elle présente bien des avantages pour finalement devenir aujourd’hui, source de débat. D’une part, elle provient d’une source renouvelable, et contribue à la réduction de l’impact environnemental. D’autre part, elle suppose également dans sa pratique de surveiller l’impact sur la biodiversité.

D’où vient l’hydroélectricité de notre réseau électrique ?

La définition de Connaissance des énergies nous dit : l’hydroélectricité ou énergie hydroélectrique exploite l’énergie potentielle des flux d’eau (fleuves, rivières, chutes d’eau, courants marins, etc.). L’énergie cinétique du courant d’eau est transformée en énergie mécanique par une turbine, puis en énergie électrique par un alternateur. Il existe différentes centrales pour produite de l’énergie hydroélectrique :

  • Centrales au fil de l’eau
  • Centrales d’éclusées
  • Centrales-lacs/de hautes chutes

Malgré les avantages économiques de la production (faibles coûts des frais d’entretien et gratuité de l’eau), l’hydroélectricité est critiquée. Et cela car les barrages coûtent cher, en investissement mais également pour l’écosystème des cours d’eau.

Près de 400 concessions hydroélectriques (puissance supérieure à 4,5 MW) sont présentent en France, aujourd’hui. Cela équivaut à plus de 95% du total de la puissance hydroélectrique installée, soit environ 24 GW. En comparaison, la puissance éolienne installée représente 15,8 GW à juin 2018. En règle générale, la durée d’attribution d’une concession est de 75 ans. Leur renouvellement représente un enjeu pour les exploitants. EDF produit 90% de cette énergie et fournit actuellement 45 TWh pour une puissance installée de 20 GW (toujours par EDF).

Hydroélectricité : des avis divergents

Evidemment, l’hydroélectricité est considérée comme une énergie renouvelable. Elle utilise la force de l’eau pour la transformer en énergie. Mais bien qu’elle provienne de source naturelle, elle émet du gaz à effet de serre. Certains réservoirs pourraient émettre en moyenne 4 g eqCO2 par kWh produit. C’est un faible impact mais tout de même pointé du doigt.

Un autre point est contesté. Le fait que les centrales hydroélectriques impactent les cours d’eau à cause du bétonnage, de l’accumulation des alluvions, et nuit à la continuité écologique notamment. Elles amènent un bouleversement de la biodiversité et donc des écosystèmes. Il faut noter : une grosse centrale hydroélectrique va forcément avoir un plus gros impact sur l’environnement qu’une petite.

D’un autre côté, la société apprécie cette électricité qu’elle considère comme électricité « premium ». Elle connaît la provenance et le mode de production, cette transparence plaît forcément aux consommateurs. De plus, un engouement est présent autour de ce mode de production. Des acteurs investissent, des parlementaires soutiennent la filière, les signes sont bons. L’ancienneté de l’hydraulique a permis de développer des moyens techniques pour réduire l’impact sur la biodiversité et, globalement, dans le respect de l’environnement. On pense bien sûr aux célèbres passes à poissons.

Comment est régulé l’hydroélectricité ?

L’énergie hydroélectrique est surveillée par 2 organismes : la DEB (Direction de l’eau et de la Biodiversité) et l’AFB (Agence Française pour la Biodiversité).

La conjoncture fait que les énergies renouvelables sont encouragées, notamment avec la mise en place de la Loi de Transition Energétique. Mais la DEB ignore les objectifs de la loi et considère uniquement la biodiversité. La DEB a signé un décret sur la « définition de l’obstacle à la continuité écologique » qui contredit la loi sur l’eau. Effectivement, elle délaisse totalement les énergies renouvelables ainsi que l’économie des territoires. Alors que ce sont des enjeux forts aujourd’hui.

L’AFB, quant à elle, protège la biodiversité et contribue à la réglementation. Son rôle est d’instruire l’hydroélectricité et de sanctionner les infractions. L’administration de l’eau ne maîtrise pas les fondamentaux des énergies ainsi que les enjeux des projets énergétiques. A cause de cela, les exigences environnementales n’en finissent pas. Cela bloque la mise en conformité des équipements ou l’ajout de nouvelles centrales. Les centrales hydroélectriques font face à des difficultés systémiques, culturelles et structurelles. Les sites disponibles à l’installation de centrales se font également rares.

Quel avenir pour la filière ?

Un plan d’action est en réflexion actuellement pour une politique apaisée. Mais il n’est toujours pas appliqué et il est difficile de savoir s’il sera pragmatique et modéré ou sera simplement une excuse pour revoir les classements des cours d’eau. Le développement de l’hydroélectricité sur le territoire fait face à une complexité administrative, parfois injustifiée et à des oppositions de tout bord. Des concertations entre les parties prenantes sont pourtant possibles. Cela fonctionne et permet d’agir dans l’intérêt de tous (des producteurs aux porteurs de projets en passant par l’état, l’administration ou les collectivités et associations locales).

Affaire à suivre…

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