👉 Le marché est bas, sécurisez vos budgets 2027-2029 

Les prix de gros de l’électricité offrent une belle fenêtre d’opportunité, malgré une hausse de 10 % observée en deux semaines sur les marchés. Retour de la volatilité et hausse provisoire ? Il s’agit de se préparer à saisir l’opportunité existante.
Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous jugez ces prix opportuns, ne ratez pas notre prochaine consultation – avec un potentiel de hausse qui l’emporte comme on vient de le subir sur les espoirs de baisse, le moment est stratégique.
Le rapport rendement/risque évolue – ne subissez pas la volatilité : verrouillez vos tarifs dès maintenant via notre achat groupé.

Clôture des inscriptions : vendredi 20 mars 2026 ! 


VOTRE ACTU DU MARCHÉ

EDF fait l’actualité – EDF a publié une étude d’une soixantaine de pages sur l’impact croissant de la modulation de son parc nucléaire. Historiquement pratiquée, celle-ci s’est fortement intensifiée avec l’essor des renouvelables : elle a atteint 31 TWh en 2024, 33 TWh en 2025 (sur 373TWh de production) et pourrait grimper à 42,5 TWh en 2028 (1TWh = 1000GWh = 1 000 000MWh). Les baisses de puissance interviennent désormais aussi en période de forte production solaire et conduisent plus souvent à l’arrêt temporaire de réacteurs. Cette évolution affecte l’ensemble du système électrique : hausse du recours aux STEP (Station de Transfert d’Énergie par Pompage), multiplication des arrêts/redémarrages des centrales à gaz (CCGT) et contraintes accrues pour l’équilibre du réseau, notamment en matière de production synchrone. EDF anticipe également un doublement potentiel des coûts de maintenance en raison de l’usure accélérée des équipements, tout en n’ayant pas identifié de lien entre modulation et corrosion sous contrainte.
EDF affiche néanmoins une performance opérationnelle solide en 2025 avec une production nucléaire à son plus haut niveau depuis 6 ans (ndlr : production nucléaire en France estimée à 350-370 TWh en 2026 et 2027 et à 345-375 TWh en 2028), un EBITDA de 29,3 Mds€ et une réduction de sa dette nette, tout en maintenant 95 % de production décarbonée. Cependant, le contexte de baisse des prix de marché pèse sur les résultats (8,4Mds€, 2,9Mds€ de moins que 2024), et le groupe continue à investir massivement dans ses projets nucléaires et bas carbone pour renforcer la souveraineté énergétique. 

À retenir : le futur d’EDF passera par une hausse de la consommation d’électricité. Le groupe envisage une hausse de la consommation de 150TWh / an. Une gageure qu’il reconnait de même que la montagne d’investissement de plus de 450 milliards d’ici 2040. Le plan d’électrification de l’économie que le gouvernement organise par groupes de travail (électrification des transports et des bâtiments, électrification de l’industrie et développement du numérique) est attendu d’ici la fin 2026. 

Bon à savoir

  • Consolidation du marché : avec la multiplication du nombre des fournisseurs (plus de 40 répertoriés pour les entreprises !), la maturité du marché devait amener à de la consolidation. Sorégies (maison mère d’Alterna Énergie) s’apprête à changer d’échelle en rachetant les activités françaises de Vattenfall : l’opération, en attente du feu vert de l’Autorité de la concurrence, porterait son portefeuille à 340 000 clients et 10 TWh livrés, doublant quasiment sa taille. Le groupe entend s’imposer comme un acteur intégré majeur de l’électricité renouvelable en France, tout en réussissant l’intégration des équipes et systèmes pour préserver sa bonne notation client.
  • Loi de finance : La loi de finance a été promulguée le 19 février 2026. Nous attendons confirmation des niveaux des accises sur les énergies que nous avons communiqués dans nos infolettres précédentes dans les jours à venir. À retenir : le cadre réglementaire évolue, les taux varient et les conséquences peuvent être significatives sur vos factures d’électricité et de gaz naturel. Maîtriser ces changements (taux pleins, réduits,..) est désormais essentiel pour anticiper et piloter efficacement vos coûts énergétiques. Et WattValue est présent pour vous accompagner.   
  • PPA : en 2025, pour la première fois depuis presque dix ans, les volumes d’achats directs d’énergie (CPPA ou CADE) par les entreprises ont reculé d’environ 10 %, à ~55,9 GW, en raison de la baisse des prix de gros de l’électricité et de l’incertitude politique, avec une part croissante des mégacontrats signés par les grands acteurs technologiques (source : Bloomberg).
  • Demande d’uranium – Bien que les ressources naturelles soient suffisantes, le marché souffre, selon le WallStreet Journal, d’un déficit structurel qui oblige les opérateurs à puiser dans leurs réserves de sécurité. Les pays font face à un défi stratégique majeur, car il existe peu de gisements et la plupart dépendent fortement d’importations russes d’Uranium enrichi, qui seront bientôt interdites en occident. Pour garantir leur souveraineté énergétique, les acteurs occidentaux investissent massivement dans de nouvelles capacités d’enrichissement et des technologies de recyclage du combustible. En somme, une augmentation durable de la production est impérative pour répondre à une demande mondiale croissante.

Les marchés :

  • Marché de gros de l’électricité : La politique et la géopolitique pèsent fortement sur les marchés. Après l’effet haussier de la nouvelle Programmation pluriannuelle de l’énergie, les décisions de la Cour suprême américaine sur les droits de douane accentuent l’incertitude mondiale. Le risque d’intervention en Iran renforce encore la volatilité : le marché de gros gagne 10 % en deux semaines, une hausse peu liée aux fondamentaux, hormis le prix du CO₂. L’offre d’électricité reste supérieure à la demande, et les cours reviennent aux niveaux de début 2026.      
  • Marché de gros du gaz. Mêmes causes, mêmes effets : la géopolitique continue de diriger les prix de gros du gaz. La volatilité reste élevée, même si le marché retrouve un certain calme. L’incertitude majeure en Europe porte sur le remplissage des stocks après l’hiver ; la douceur attendue devrait toutefois limiter la spéculation offre‑demande. Pour 2026, le marché européen apparaît vulnérable : des stocks à 31 %, leur plus bas niveau depuis 2022, et la nécessité d’importer massivement du GNL pour atteindre 90 %. Cette dépendance accrue au marché spot mondial, en concurrence avec l’Asie, maintient une pression durable sur les prix. Le TRF reste environ 2,5 fois plus cher que le Henry Hub américain.      
  • Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels    

Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :

Années Clôture
  13/02/2026 20/02/2026  
2027 50,53 53,30
2028 49,80 52,54
2029 50,25 53,54

Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :

Années Clôture
  13/02/2026 20/02/2026  
2027 25,85 26,41
2028 22,35 22,66
2029 20,70 21,18