👉 Le marché est au plus bas, sécurisez vos budgets 2027-2029
Les prix de gros de l’électricité actuels offrent une fenêtre d’opportunité rare. Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous jugez ces prix opportuns, ne ratez pas notre prochaine consultation – avec un potentiel de hausse qui l’emporte désormais sur les espoirs de baisse, le moment est stratégique.
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VOTRE ACTU DU MARCHÉ
PPE 3 : les décrets sont publiés – La PPE3 (Programmation pluriannuelle de l’énergie 2025-2035 – voir notre infolettre de la semaine passée), publiée jeudi dernier, est présentée par le gouvernement comme la feuille de route pour une souveraineté énergétique française, combinant décarbonation, électrification des usages et maintien de la compétitivité des prix. Elle fixe des objectifs chiffrés pour développer le nucléaire et les renouvelables, tout en réduisant la part des énergies fossiles dans le mix national d’ici 2035 (à 29% en 2035 contre 58% en 2023).
Sur le plan politique, la PPE3 est un exercice d’équilibrisme. L’exécutif cherche à concilier des lignes de force idéologiquement opposées : relancer une filière nucléaire jugée stratégique, tout en poussant l’éolien et le solaire à des niveaux inédits. Ce compromis tente de répondre à la fois aux ambitions climatiques et aux impératifs de sécurité d’approvisionnement.
Mais le débat ne se limite pas à la planification : il génère un conflit sur la répartition de la facture énergétique. Comme le soulignent plusieurs observateurs, il n’est pas certain que les trajectoires d’électrification ambitieuses entraînent une baisse structurelle du coût de l’électricité pour les ménages et les entreprises. Sans signaux tarifaires clairs ni maîtrise des coûts d’investissement (renouvelables, réseaux, nouveaux réacteurs), ce sont finalement les consommateurs qui pourraient porter le poids de la transition.
Cette dimension économique alimente des critiques politiques tranchées : certains élus dénoncent des coûts trop élevés et une stratégie rigide, d’autres évoquent des risques sociaux si la facture énergétique reste lourde, ou pointent du doigt une méthode de planification trop technocratique et peu démocratique (en dépit des concertations multiples). Les représentants des filières ou des ONG expriment aussi un certain mécontentement (trop vite, manque d’ambition, trop cher, mal calibré… en fonction des interlocuteurs).
À retenir : Au final, la PPE3 est plus qu’un plan énergétique : c’est un enjeu politique majeur pour le pays et le gouvernement, confronté à la nécessité de concilier ambition écologique, acceptabilité sociale et réalité budgétaire, dans un contexte où chaque euro dépensé ou économisé devient un argument de campagne ou un motif d’opposition. Le calendrier et la surcapacité en seront des éléments clés. Un invité inattendu pourrait cependant faire dérailler la PPE3 – plusieurs pays de l’UE demandent une réforme du marché du carbone. Ce qui ferait perdre un des avantages compétitifs de la France avec son électricité très décarbonée et bon marchée. Le gouvernement donne aussi rendez-vous en 2027 pour un point d’étape.
Bon à savoir
- Avis de l’autorité de la concurrence : l’Autorité de la concurrence a rendu deux avis sur le secteur de l’électricité, abordant notamment le mécanisme de capacité et le versement nucléaire universel (VNU). Le mécanisme de capacité a pour objectif de garantir que les fournisseurs d’électricité disposent des ressources nécessaires pour faire face à la demande, notamment en période de pointe. Il sera centralisé par RTE à partir de novembre 2026. L’Autorité soulève des inquiétudes sur la transparence et l’impact de ce mécanisme sur les coûts supportés par les consommateurs. Sur le même sujet, la CRE recommande une approche prudente pour paramétrer le nouveau mécanisme de capacité. Concernant le VNU, successeur de l’ARENH, l’Autorité de la concurrence recommande une réévaluation de son fonctionnement. Elle s’inquiète de la manière dont ce versement pourrait affecter la concurrence sur le marché et se révéler peu protecteur pour les consommateurs. L’objectif de ces avis est de garantir une régulation équitable et transparente du marché de l’électricité, en assurant une concurrence saine tout en préservant l’intérêt des consommateurs.
- Choc fiscal : Les filières énergétiques françaises (dont l’UFE, la FIECC ou le GIMELEC, source AFP) appellent à un choc fiscal sur l’électricité pour soutenir la transition énergétique. Face à la hausse des coûts de production d’énergie, les industriels et producteurs d’électricité plaident pour une révision de la fiscalité, jugée trop lourde et défavorable à l’investissement. Selon eux, un allègement des taxes sur l’électricité serait nécessaire pour rendre la transition énergétique plus compétitive, notamment en soutenant le développement des énergies renouvelables et le nucléaire. Un changement de stratégie fiscale permettrait de renforcer la compétitivité de la France face à ses voisins européens, tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et en respectant les objectifs climatiques. On est en plein dans la discussion sous jacente de l’offre et de la demande suite à la publication de la PPE3. La probabilité que les filières soient entendues reste néanmoins faible avant 2027.
- Statistiques : Selon Eurostat, en 2023, la consommation d’énergie de l’Union européenne a diminué de 4,5 % (vs. 2022), en grande partie en raison de l’efficacité énergétique accrue et de la baisse de la demande liée aux prix élevés de l’énergie. Le PIB a lui progressé de 3,5%, preuve d’une meilleure utilisation de l’énergie
- ATRT – l’évolution des tarifs ATRT de NaTran (ex GRTGAz) et de Teréga (2ème opérateur de transport de gaz) au 1er avril 2026 a été publiée au Journal officiel du 12 février 2026 de même que les tarifs d’accès aux stockages. Une hausse de +3,41 % des termes tarifaires de NaTran et de Teréga par rapport à 2025 ont été retenus
Les marchés :
- Marché de gros de l’électricité : EEX propose timidement de mieux valoriser les pics de production solaire (comprendre : proposer une place de marché avec des prix plus bas pendant la période de production solaire maximale). Les contrats de fourniture qui proposent des prix alignés sur la “cloche solaire” sont à ce jour assez peu intéressants sauf à pouvoir décaler un part très importante de sa consommation entre 12 et 16h et en été. La publication de la PPE3, qui prévoit un soutien important du nucléaire et une réorientation des énergies renouvelables s’est traduite par une hausse de 2 à 4% des prix à terme. Il est cependant trop tôt pour tirer la moindre tendance.
- Marché de gros du gaz. Les niveaux des stocks européens pourraient atteindre un plus bas de 8 ans. Ils sont actuellement de 34%, dix points en dessous de 2024 (mais identiques en France à 25%). Pourtant, cette situation, qui va nécessiter de combler les stocks à l’été, n’affole pas les marchés. L’Allemagne par exemple, premier consommateur de gaz naturel en Europe, se prépare en accélérant ses approvisionnements en gaz, réduisant toujours plus sa dépendance à la Russie et accélérant les importations de GNL. Les perspectives hivernales actuelles en Europe et aux USA permettent aussi de maintenir la tendance baissière.
- Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels
Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 06/02/2026 | 13/02/2026 | ||
| 2027 | 49,34 | 50,53 | ↑ |
| 2028 | 47,76 | 49,80 | ↑ |
| 2029 | 49,12 | 50,25 | ↑ |
Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 06/02/2026 | 13/02/2026 | ||
| 2027 | 26,09 | 25,85 | ↓ |
| 2028 | 22,78 | 22,35 | ↓ |
| 2029 | 21,38 | 20,70 | ↓ |

