👉 Fenêtre de marché à saisir pour sécuriser vos budgets 2027-2029 

Les tensions géopolitiques actuelles ravivent les incertitudes sur les marchés de l’énergie. Malgré ce contexte, les prix de gros de l’électricité restent attractifs, reflétant davantage les fondamentaux de moyen terme.
Ces niveaux demeurent attractifs principalement sur la période 2028-2029. Toutefois, l’évolution de la situation internationale ravive la volatilité. Nous suivons ces développements de près et ne manquerons pas de vous tenir informés.
Dans ce contexte, le rapport rendement/risque évolue progressivement : le potentiel de tension semble aujourd’hui plus marqué que celui d’une nouvelle détente significative.
Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous considérez ces niveaux comme opportuns, notre prochaine consultation constitue une occasion de sécuriser vos budgets dans un cadre maîtrisé.
Ne subissez pas la volatilité : anticipez et verrouillez vos tarifs dès maintenant via notre achat groupé.
Clôture des inscriptions : vendredi 20 mars 2026 ! 


VOTRE ACTU DU MARCHÉ

Tensions au Moyen-Orient : le retour d’une forte volatilité sur les marchés de l’énergie. Le marché européen de l’énergie traverse une nouvelle zone de fortes turbulences suite au déclenchement du conflit impliquant l’Iran, les États-Unis et Israël. En l’espace de quelques jours, le prix de référence du gaz en Europe (TTF) a bondi, dépassant les 65 euros par mégawattheure, soit plus du double des niveaux observés avant le déclenchement des bombardements. Cette flambée est directement liée aux craintes pesant sur l’offre mondiale, notamment après l’arrêt temporaire de la production de GNL par QatarEnergy suite à des attaques de drones. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite 20% du pétrole mondial, est au centre des préoccupations : un blocage prolongé pourrait entraîner une hausse supplémentaire des prix du gaz de l’ordre de 130% selon certains analystes. Avant les frappes sur les infrastructures de production Iraniennes, le prix de gros du gaz semblait se maintenir au dessus de 50€/MWh pour les livraisons cette année et cet hiver.
Si le gouvernement français assure qu’il n’existe aucun risque d’approvisionnement à court terme pour le gaz et l’essence, une cellule de crise a néanmoins été mise en place à Bercy pour suivre l’évolution quotidienne des indicateurs financiers et énergétiques. Parallèlement, les exportateurs américains de GNL voient leurs marges exploser, confirmant leur rôle pivot mais coûteux pour la sécurité énergétique européenne.
 
À retenir : Volatilité accrue : les prix de gros du gaz naturel et de l’électricité restent extrêmement sensibles aux développements géopolitiques au Moyen-Orient, avec des hausses journalières pouvant atteindre plusieurs pourcents sur les échéances de livraison de 2026 et 2027.
Corrélation Gaz/Électricité : malgré les débats politiques sur le découplage gaz/électricité, le prix de l’électricité demeure indexé partiellement sur celui du gaz, amplifiant l’impact des crises gazières sur vos factures électriques. On parle plutôt d’empilement des coûts.
Vigilance sur le GNL : l’Europe est devenue structurellement dépendante du GNL (notamment du Qatar et des États-Unis), ce qui l’expose directement aux tensions maritimes et aux risques de production dans ces régions.
Stabilité des approvisionnements : aucune rupture d’approvisionnement de gaz n’est envisagé à court terme en France, les stocks et les flux actuels permettant de couvrir les besoins immédiats malgré la hausse des prix ; en électricité, la France est globalement autonome ce qui n’est pas le cas de ses voisins (notamment l’Allemagne et l’Italie).
Réaction des fournisseurs : certains fournisseurs ont suspendu provisoirement leurs offres de gaz et d’électricité sur 2026 ou 2026/2027 en raison de la forte volatilité des échéances proches du marché de gros. La plupart continuent de proposer des offres de fournitures sur 2028 et au delà.

Bon à savoir

  • Solidité des fournisseurs : le projet de loi DDADUE (adaptation au droit de l’Union européenne) instaure des obligations prudentielles et de couverture des risques pour les fournisseurs d’électricité et de gaz, sous le contrôle de la Cre. Ce dispositif impose une gestion rigoureuse et une gouvernance transparente pour prévenir les faillites et protéger les consommateurs. En cas de manquement, les entreprises s’exposent à des plans de mise en conformité et des amendes pouvant atteindre 8 % de leur chiffre d’affaires. Une bonne nouvelle pour les consommateurs qui pourront choisir en confiance leurs fournisseurs !
  • Décret tertiaire : dix-neuf organisations du commerce (dont l’Alliance du Commerce et la FCD) ont déposé un recours devant le Conseil d’État contre le « décret tertiaire ». Elles jugent les seuils de réduction énergétique fixés pour 2030 « inatteignables » et inadaptés aux réalités de l’exploitation commerciale. Pour référence, il s’agit de diminuer la consommation de 40% d’ici à 2030, par rapport à une année de référence à choisir entre 2010 et 2022 pour les surfaces de plus de 1000m². Les plaignants alertent sur une menace de dévalorisation massive de leurs actifs immobiliers faute de solutions techniques viables. À suivre !
  • Fausses bonnes idées : avec le conflit au moyen orient, les responsables politiques empilent les idées couteuses : baisse de la TVA, blocage des prix du gaz, retour du TRV, réforme du marché de l’électricité... Les conséquences de telles décisions ne sont pas toujours considérées ou sont prématurées : la baisse de la TVA couterait 17 milliards d’Euros sans garanties qu’il sera répercuté au consommateur ; le TRV électricité est fixe jusqu’en août 2026 ; le TRV gaz n’existe plus mais très peu de clients ont des contrats de fourniture indexés au marché de gros. Bloquer le prix du gaz (ou de l’essence) reviendrait à soit limiter les approvisionnements sur la France (pénurie) soit à faire porter par la collectivité une inflation importée. Quant à une réforme du marché de l’électricité pour se “soustraire” du merit order (les centrales de production d’électricité sont appelés par coût croissant, la dernière centrale fixe le prix de gros heure par heure), c’est ignorer que le prix de l’électricité en France est très peu dépendant du gaz (moins de 5% du temps). La question de la dépendance énergétique aux fossiles revient percuter l’actualité géopolitique. La réouverture d’une réforme du marché risquerait également de retarder les investissements massifs nécessaires à la fourniture d’une électricité abordable, sûre et décarbonée.
  • Mauvaise décision ? De nombreux industriels sont très dépendants du gaz naturel (la transformation des métaux, les procédés chimiques, et l’alimentaire au sens large). Les particuliers ou le tertiaire devrait être protégé sur le court terme avec la fin de la période de chauffage. Par contre, il n’est pas possible de modifier un processus industriel. Et l’Allemagne, premier consommateur de gaz en Europe est très exposé avec des niveaux de stock très bas : les opérateurs pariaient sur une baisse des prix de gros – ils risquent de payer très cher le remplissage des capacité de stockage (NB : la France est au même niveau mais à un niveau historiquement semblable aux autres années).
  • Demande de gaz naturel : Selon le dernier rapport Global Gas Outlook du GECF (Forum des pays exportateurs de gaz), la demande mondiale de gaz naturel devrait bondir de 32 % à 34 % d’ici 2050. Contrairement aux prévisions de déclin rapide, le gaz renforcerait sa place dans le mix énergétique mondial, passant de 23 % à 26 %. Seule l’Europe verrait sa consommation baisser. 11 100 milliards de dollars d’investissements sont jugés nécessaires dans les infrastructures (exploration et doublement du commerce du GNL).

Les marchés :

  • Marché de gros de l’électricité : sans surprise, les prix à terme pour livraison en 2026 et en 2027 ont fortement grimpé (+15 % en une semaine), principalement portés par la flambée du gaz (+70 %) sur les échéances proches (mois, trimestre et hiver). La demande est pourtant atone en raison de la météo. On remarque toutefois que les prix en France intègrent un taux d’utilisation du gaz pour la production d’électricité raisonnableSur la même période (2026 et hiver 26-27), les prix de gros en Allemagne ou en Italie sont 2 à 3 fois plus élevés. Ces 2 pays poussent pour réformer cette semaine le marché du carbone et réduire le coût des centrales à gaz dans leur mix électrique. La France reste relativement protégée. Mauvaise nouvelle pour la planète : le charbon pourrait redevenir compétitif (hausse du gaz et baisse des cours de la tonne de CO2.
  • Marché de gros du gaz. l’explosion du marché de gros sur les prix de court terme (+70%) est d’abord lié à la déclaration du Qatar d’arrêter sa production de GNL (110 milliards de m³ par an) pendant plusieurs semaines. Les bombardements sur les infrastructures iraniennes pourraient accélérer encore la hausse (l’échéance d’avril 2026 gagnait encore 20% ce matin). Les prix à moyen terme restent plus sages pour l’instant. Le grand gagnant de cette situation pourrait être la Russie qui exporte du gaz en volume vers l’Asie et pourrait couper tout approvisionnement vers l’Europe. Le niveau des stocks remontent doucement en France (21%) et sont stables au niveau européen (30%).   
  • Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels    

Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :

Années Clôture
  27/02/2026 06/03/2026  
2027 50,04 58,50
2028 49,22 51,96
2029 52,01 53,26

Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :

Années Clôture
  27/02/2026 06/03/2026  
2027 26,26 35,09
2028 22,68 24,83
2029 21,04 22,00