👉 Fenêtre de marché à saisir pour sécuriser vos budgets 2027-2029
Les tensions géopolitiques actuelles ravivent les incertitudes sur les marchés de l’énergie. Malgré ce contexte, les prix de gros de l’électricité se sont récemment repliés, reflétant davantage les fondamentaux de moyen terme.
Ces niveaux demeurent attractifs au regard des équilibres attendus sur 2027-2029. Toutefois, l’évolution de la situation internationale pourrait raviver la volatilité dans les prochaines semaines. Nous suivons ces développements de près et ne manquerons pas de vous tenir informés.
Dans ce contexte, le rapport rendement/risque évolue progressivement : le potentiel de tension semble aujourd’hui plus marqué que celui d’une nouvelle détente significative.
Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous considérez ces niveaux comme opportuns, notre prochaine consultation constitue une occasion de sécuriser vos budgets dans un cadre maîtrisé.
Ne subissez pas la volatilité : anticipez et verrouillez vos tarifs dès maintenant via notre achat groupé.
Clôture des inscriptions : vendredi 20 mars 2026 !
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VOTRE ACTU DU MARCHÉ
Bilan électrique 2025 : La France en bonne position pour accélérer l’électrification. Le bilan annuel de RTE, Réseau de transport, est toujours une mine d’information. En 2025, la France poursuit son redressement énergétique et confirme un nouveau tournant dans sa transition vers un modèle bas-carbone. La consommation électrique reste stable, avec une légère hausse de +0,4 % après ajustement des effets météorologiques et calendaires. Ce constat de RTE, bien qu’entrant dans la continuité d’une tendance de 15 ans, montre également un potentiel d’inversion de la courbe de consommation, porté par de nombreux projets d’électrification en développement. En 2025, la France bat un nouveau record de production bas-carbone, avec 95,2 % de l’électricité provenant du nucléaire et des renouvelables. L’important changement réside dans le mix énergétique : bien que le nucléaire reste dominant, l’éolien et le solaire deviennent des acteurs incontournables. En revanche, la production thermique fossile atteint son plus bas niveau depuis 75 ans, soulignant la substitution progressive des fossiles par des renouvelables. Ce modèle énergétique compétitif permet également d’établir un nouveau record d’exports : 92 TWh, valorisés à 5,4 milliards d’euros, soit 400 millions d’euros de plus qu’en 2024. Ces exportations se font à des prix compétitifs par rapport aux voisins européens, qui connaissent des prix de l’électricité bien plus élevés. Un rappel : la France a tout de même importé 58 Milliards d’Euros d’énergies fossile en 2024 et la part de l’électricité dans la consommation finale d’énergie reste stable (environ 27%).
À retenir : la production d’électricité abondante et flexible de la France constitue une réserve stratégique précieuse pour soutenir les projets d’électrification du pays, même si leur concrétisation sur le terrain tarde à se manifester. L’enjeu désormais est de faire aboutir ces projets sans craindre les conflits d’usage, car cette énergie bas-carbone est disponible en grande quantité et dans des conditions compétitives sur le marché européen. En 2025, l’évolution des prix de l’électricité en France se caractérise par une stabilité des prix “spot” (au jour le jour, à 61€/MWh) et une baisse continue des prix à terme (pour livraison dans les mois ou années à venir), ce qui renforce la compétitivité française par rapport à ses voisins européens (les prix français sont désormais beaucoup plus faibles que dans la plupart des pays voisins). Point d’attention : l’évolution baissière du CO2 reste guidée par les orientations politiques à venir de la Commission européenne (réforme du système d’échange des quotas carbone) et pourrait faire dérailler l’avantage compétitif français en rendant l’utilisation de centrales thermiques moins onéreuse.
Bon à savoir
- Schéma décennal de développement du réseau : le document de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) détaille les investissements massifs nécessaires pour moderniser les infrastructures, intégrer les énergies renouvelables et répondre à l’électrification croissante des usages industriels. La CRE évalue également les projets d’interconnexions transfrontalières, notamment avec l’Espagne et le Royaume-Uni, pour optimiser les échanges européens. Enfin, l’autorité insiste sur la maîtrise des coûts et la cohérence de ces plans avec les objectifs de la politique énergétique française avec 2 scenarii (82 Milliards ou 110 milliards d’Euros à l’horizon 2040). La CRE prévoit que l’effet de ces investissements sur les tarifs de réseau sera de l’ordre de l’inflation +1% par an pour les clients sur le réseau de distribution et de +1,9 % et +3,1 % hors inflation pour les consommateurs alimentés par le réseau de transport.
- Programmation pluriannuelle de l’énergie : les 2 motions de censure déposés par le RN et LFI respectivement ont été rejetées par l’assemblée nationale. Les deux partis protestent contre un “déni de démocratie” mais ont surtout des visions très divergentes de ce que devrait être cette PPE (place du nucléaire, des énergies renouvelables et incitations à l’électrification). Elles reflètent aussi la difficulté à trouver un consensus
- Appel d’offres PV et éolien : depuis 2021, 2074 projets éoliens et solaires ont été retenus en France, représentant 18,2 GW de puissance cumulée. En 2025, les tarifs moyens sont de 96,48 €/MWh pour le photovoltaïque sur bâtiment, 74,13 €/MWh pour le photovoltaïque au sol et 86,62 €/MWh pour l’éolien terrestre. L’ensemble des projets retenus représente 238 millions d’euros par an en moyenne d’aides cumulées entre 2024 et 2047. (Source : CRE). À noter : à partir du 1er avril 2026, les installations solaires photovoltaïques de 10 MWc ou plus sous obligation d’achat devront cesser leur production si le prix de l’électricité devient négatif sur le marché.
- Solarisation des parkings : le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) se réunira le 3 mars pour examiner un projet de décret visant à repousser au 1er janvier 2030, au lieu du 1er juillet 2026, l’obligation de « solariser » les parkings de 1 500 à 10 000 m². Une préférence européenne pour les modules solaires serait également rajoutée.
- Indemnités de Résiliation Anticipée : une proposition de supprimer les frais de résiliation sur les contrats d’énergie pour les TPE et collectivités, actuellement débattue au Parlement, pourrait finalement nuire aux petits consommateurs professionnels. Selon une étude de SIA, cette mesure risquerait de conduire à moins d’offres stables, à des contrats plus courts et à des prix plus élevés, pénalisant ainsi les consommateurs. Cette initiative, censée protéger, pourrait en réalité avoir l’effet inverse.
- Prix des C2E : le prix des CEE Cumac standards semble se stabiliser sur la bourse d’échange C2E market tandis que celui des CEE précaires continue d’augmenter. Ces chiffres sont confirmés sur le registre EMMY. Pour rappel, pour les clients soumis, vous payez dans vos factures de gaz et d’électricité une ligne CEE dépendant d’un Coefficient Classique et d’un Coefficient Précarité multiplié par le cours des CEE correspondantes. Le prix des CEE a été multiplié par 4 en 5 ans (entre 12 et 14€/MWh actuellement).
- Les industriels s’expriment – Les grandes industries, notamment le secteur chimique, ont vu leur consommation d’électricité baisser de 1,7 %. Malgré cela, RTE reste optimiste sur l’électrification des secteurs industriels, avec plus de 170 projets en développement, incluant des centres de données et des unités de production d’hydrogène. C’est dans ce contexte que les industries à forte consommation d’énergie en Europe (industries chimiques, métallurgiques, etc.) ont exprimé leurs exigences pour garantir l’accès à une électricité abordable afin de rester compétitives à l’échelle mondiale. Elles demandent l’accès à une électricité stable et compétitive (50€/MWh pour le coût total) pour maintenir la croissance économique et la transition énergétique.
Les marchés :
- Marché de gros de l’électricité : Les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, notamment autour de l’Iran, entretiennent un climat d’incertitude sur les marchés de l’énergie. Même si l’électricité européenne n’est pas directement indexée sur ces zones, les effets indirects via le gaz, le pétrole dans une moindre mesure et les flux internationaux de GNL restent des facteurs de volatilité à surveiller. Après une phase de tension observée ces dernières semaines, les prix de gros de l’électricité pour les échéances 2027-2029 se sont repliés. Ce mouvement traduit un retour aux fondamentaux de moyen terme (équilibre offre/demande). Le risque de tension reste présent en raison du contexte géopolitique et ne sera reflété dans les prix de gros que dans les jours à venir. Cependant, les prix de gros en France devraient être relativement insensibles aux prix des énergies fossiles.
- Marché de gros du gaz. Depuis l’arrêt progressif des approvisionnements russes à la suite du conflit en Ukraine, l’Europe s’est fortement repositionnée sur le marché mondial du GNL, accentuant sa sensibilité à la demande asiatique, aux capacités de liquéfaction américaines et aux contraintes logistiques maritimes. 90 % du GNL asiatique et 20 % des volumes européens transitent par le détroit d’Ormuz, dont le trafic est très ralenti. Le marché gazier n’est pas dans une phase de crise aiguë, mais il ne présente pas non plus les caractéristiques d’un marché structurellement détendu. Le niveau des stocks inférieur à 30% (22% en France, 10 points plus bas qu’il y a 12 mois) incite également à la prudence même si la météo actuelle devrait limiter le soutirage. Les cours à terme pour livraison en avril 2026 se sont emballés ce matin sur la place de marché TTF, gagnant 47% ou 15€/MWh. Pour remettre ce chiffre en perspective, c’est un niveau assez proche de celui observé début janvier pendant la vague de froid. Le volume des échanges reste très faible.
- Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels
Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 20/02/2026 | 27/02/2026 | ||
| 2027 | 53,30 | 50,04 | ↓ |
| 2028 | 52,54 | 49,22 | ↓ |
| 2029 | 53,54 | 52,01 | ↓ |
Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 20/02/2026 | 27/02/2026 | ||
| 2027 | 26,41 | 26,26 | ↓ |
| 2028 | 22,66 | 22,68 | ↑ |
| 2029 | 21,18 | 21,04 | ↓ |
