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L’actu du marché de l’électricité et du gaz du 02/02/2026

👉 Prochaine consultation Électricité : n’attendez pas d’avantage 

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VOTRE ACTU DU MARCHÉ

Nucléaire : le “maillon faible” de la crise énergétique l’était-il vraiment ? On a souvent résumé la crise énergétique de 2022 à la dépendance gazière de l’Europe à la Russie de Vladimir Poutine. Pourtant, un autre facteur a pesé lourd dans la balance, aggravant la facture européenne : la panne géante du parc nucléaire français (et accessoirement, une sécheresse intense). En 2022, alors que l’Europe cherche désespérément à se passer du gaz russe, 57 % des réacteurs français se retrouvent à l’arrêt. En cause ? La découverte de microfissures (corrosion sous contrainte). Résultat : la production chute à 280 TWh, loin des 400 TWh habituels. Pour compenser ce manque d’électricité, l’Europe a dû brûler massivement du gaz naturel. Ce déficit français a nécessité environ 300 TWh de gaz supplémentaire, soit l’équivalent de la moitié de la capacité annuelle de Nord Stream. En clair, la fragilité technique française a amplifié la dépendance au gaz au pire moment possible. Le coût est vertigineux : 26 milliards d’euros de bouclier tarifaire pour l’État et une perte historique de 17,9 milliards pour EDF.
Alors que ces fissures ont paralysé le pays, l’Autorité de sûreté (ASNR) les considère désormais comme un aléa “normal”. Un changement de doctrine qui interroge sur le futur arbitrage entre sécurité maximale et impératifs économiques. Ou bien, en voyant les choses autrement, l’ASNR a-t-elle surréagi, les arrêts des centrales étant dictés par un principe de précaution poussé à l’extrême ? Une surveillance renforcée aurait-elle été plus judicieuse ? Sans vouloir refaire l’histoire, il va falloir apprendre à vivre avec un parc nucléaire vieillissant sans pour autant faire des compromis sur la sécurité.
À retenir : des décisions plus pragmatiques auraient sans doute pu éviter la flambée historique des prix de gros et, par conséquent, celle des prix des contrats de fourniture. La hausse liée à la crise gazière aurait été inévitable, mais il ne faut pas oublier que ce sont les consommateurs qui ont supporté cette crise et que certains en subissent encore les conséquences (directement sur leurs contrats, indirectement avec la facture du bouclier tarifaire). À méditer alors que l’ASNR se penche cette année sur la prolongation des réacteurs au delà de 60 ans. L’enjeu est désormais d’éviter qu’une maintenance mal maîtrisée ne redevienne le maillon faible de notre sécurité d’approvisionnement en électricité.

Bon à savoir

Les marchés :

Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :

Années Clôture
  23/01/2026 30/01/2026  
2027 50,80 50,51
2028 51,45 49,39
2029 53,05 50,33

Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :

Années Clôture
  23/01/2026 30/01/2026  
2027 25,57 26,84
2028 22,79 23,06
2029 21,75 21,72

 

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