👉 Prochaine consultation Électricité : n’attendez pas d’avantage
Vous souhaitez profiter de prix de gros de l’électricité 2027-2029 à des niveaux historiquement bas et vous protéger d’un contexte toujours volatile ? Si vous n’avez pas participé à notre précédente consultation ou si vous jugez ces prix opportuns, ne ratez pas notre prochain appel d’offres groupé : c’est l’occasion de verrouiller vos tarifs dès maintenant, car le potentiel de hausse dépasse désormais largement l’espoir d’une baisse supplémentaire notable.
L’inscription est ouverte jusqu’au vendredi 20 mars 2025 !
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VOTRE ACTU DU MARCHÉ
Nucléaire : le “maillon faible” de la crise énergétique l’était-il vraiment ? On a souvent résumé la crise énergétique de 2022 à la dépendance gazière de l’Europe à la Russie de Vladimir Poutine. Pourtant, un autre facteur a pesé lourd dans la balance, aggravant la facture européenne : la panne géante du parc nucléaire français (et accessoirement, une sécheresse intense). En 2022, alors que l’Europe cherche désespérément à se passer du gaz russe, 57 % des réacteurs français se retrouvent à l’arrêt. En cause ? La découverte de microfissures (corrosion sous contrainte). Résultat : la production chute à 280 TWh, loin des 400 TWh habituels. Pour compenser ce manque d’électricité, l’Europe a dû brûler massivement du gaz naturel. Ce déficit français a nécessité environ 300 TWh de gaz supplémentaire, soit l’équivalent de la moitié de la capacité annuelle de Nord Stream. En clair, la fragilité technique française a amplifié la dépendance au gaz au pire moment possible. Le coût est vertigineux : 26 milliards d’euros de bouclier tarifaire pour l’État et une perte historique de 17,9 milliards pour EDF.
Alors que ces fissures ont paralysé le pays, l’Autorité de sûreté (ASNR) les considère désormais comme un aléa “normal”. Un changement de doctrine qui interroge sur le futur arbitrage entre sécurité maximale et impératifs économiques. Ou bien, en voyant les choses autrement, l’ASNR a-t-elle surréagi, les arrêts des centrales étant dictés par un principe de précaution poussé à l’extrême ? Une surveillance renforcée aurait-elle été plus judicieuse ? Sans vouloir refaire l’histoire, il va falloir apprendre à vivre avec un parc nucléaire vieillissant sans pour autant faire des compromis sur la sécurité.
À retenir : des décisions plus pragmatiques auraient sans doute pu éviter la flambée historique des prix de gros et, par conséquent, celle des prix des contrats de fourniture. La hausse liée à la crise gazière aurait été inévitable, mais il ne faut pas oublier que ce sont les consommateurs qui ont supporté cette crise et que certains en subissent encore les conséquences (directement sur leurs contrats, indirectement avec la facture du bouclier tarifaire). À méditer alors que l’ASNR se penche cette année sur la prolongation des réacteurs au delà de 60 ans. L’enjeu est désormais d’éviter qu’une maintenance mal maîtrisée ne redevienne le maillon faible de notre sécurité d’approvisionnement en électricité.
Bon à savoir
- Démarchage : Enedis alerte sur une multiplication de démarchages abusifs où des fraudeurs usurpent son identité par téléphone ou porte-à-porte. Le gestionnaire rappelle qu’il ne vend aucun contrat et ne demande jamais de coordonnées bancaires ou de factures. Les escrocs utilisent souvent la menace de coupures ou de hausses de prix pour soutirer votre numéro de PDL. Restez vigilant : toute sollicitation commerciale se réclamant d’Enedis est frauduleuse.
- Bilan gazier annuel : la consommation de gaz naturel en France a reculé de 3 % en 2025, à 350 TWh, selon le bilan gazier publié par Natran (l’ancien GRTGaz). Cette baisse est principalement due à un repli de 7 % de la consommation industrielle, lié aux gains d’efficacité énergétique et à la pression de la concurrence internationale, notamment dans la chimie. À l’inverse, la consommation des centrales à gaz a progressé de 6,8 %, portée par une moindre production hydroélectrique. La France confirme par ailleurs son rôle de hub gazier européen, avec 64 % des entrées via les terminaux méthaniers et 157 TWh exportés vers les pays voisins. La filière gaz, qui parle aussi “d’électrification forcée” de l’économie promeut le gaz naturel pour une politique plus “raisonnée” et prévoit toujours de produire 44TWh de biométhane à l’horizon 2030.
- Baisse de la CTA : la CRE a rendu un avis favorable sur le projet d’arrêté visant à réduire les taux de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) sur les prestations de transport et de distribution de l’électricité au minimum légal, avec une application prévue au 1er février 2026. Le taux descend à 15%, ce qui représente une diminution de 30% (de 21,93 à 15%), soit plus que les 25% initialement annoncés. Les taux de la CTA appliqués au transport du gaz naturel restent inchangés. Par exemple, un consommateur avec une puissance de raccordement de 150 kVA en courte utilisation verrait sa CTA annuelle diminuer d’environ 175€ par an.
- Certificat de production biométhane : depuis le 1er janvier 2026, la contribution CPB finance le biogaz via les factures des consommateurs tertiaires. La réglementation impose aux fournisseurs d’acheter ces certificats sous peine d’une amende de 100€ par certificat. Selon le CLEEE, la plupart des fournisseurs répercutent intégralement ces 100€/certificat (0,41€/MWh) sur leurs clients. Cette pratique suggère soit une pénurie de titres, soit une marge abusive des fournisseurs au détriment du développement réel de la filière. Le CLEEE demande que la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) intervienne pour encadrer ces tarifs et protéger les entreprises.
- Janvier 2026 : record historique pour C2E Market : dans la foulée du passage à la 6ème période des Certificats d’économie d’énergie, la place de marché C2E Market enregistre un début d’année record avec 14,54 TWhc (TWh Cumac) échangés (33 transactions), un sommet inédit dépassant les pics de 2023 et 2025 et avec 220 TWhc cumulés échangés depuis 2020. Cette performance installe définitivement C2E Market comme le hub incontournable du marché des CEE. L’indice des prix publié mensuellement par C2E Market et EMMY tendent aussi à converger vers des valeurs très élevées – les prix des CEE dans les nouveaux contrats dépassent allègrement les 10€/MWh en électricité et 12€/MWh en gaz. En janvier, toujours sur la place de marché C2EMarket, le prix des CEE Cumac standards a eu tendance à baisser, tandis que celui des CEE précaires a augmenté. On rappelle que les objectifs d’économie ont été multipliés par 100 entre la première période (2006) et la 6ème qui vient de démarrer.
- Hydroélectricité : la CNR profite aussi de la proposition de loi. En remplaçant les concessions actuelles par un “droit d’autorisation” spécifique, le texte de loi sur l’hydroélectricité (notre infolettre de la semaine passée) visait d’abord EDF. Mais le 2ème acteur de l’hydroélectricité, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) va également en profiter et surtout pouvoir investir 500 millions d’euros dans les 15 prochaines années.
- Éolien : 10 pays européens ont signé un pacte pour développer 100GW de capacité éolienne en mer du Nord. La France en fait partie. Pour rappel un réacteur nucléaire a une puissance 1GW environ, ce qui met en perspective l’ambition de ces nouveaux parcs éoliens dans une région très ventée
- Infrastructure réseau : “La Commission européenne allouera près de 650 millions d’euros sous forme de subventions au titre du mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE) pour contribuer au financement de 14 projets transfrontaliers d’infrastructures énergétiques.” L’objectif est de favoriser entre autres les échanges d’électricité entre les pays et renforcer la sécurité énergétique.
Les marchés :
- Marché de gros de l’électricité : Mouvement de rattrapage ? Depuis plusieurs mois, les prix à terme montraient un fort « contango », traduisant une anticipation de hausse sans réelle justification. La semaine dernière, les prix BaseLoad à terme de 2028 et de 2029 sont passés sous ceux de 2027, reflétant une offre attendue abondante et un manque de perspectives de croissance de la demande. Le PeakLoad 2027 est néanmoins toujours plus attractif que 2028 et 2029, mais l’écart continue aussi de se réduire. Pendant ce temps, la production nucléaire est en baisse de 6GW en ce mois de janvier, soit 4TWh de moins que la prévision. Les prix au comptant dépassent les 100€/MWh démontrant de nouveau la volatilité de court terme. La baisse de 10 % du cours du CO2 permet à l’électricité d’adopter une tendance opposée à celle du gaz.
- Marché de gros du gaz : le niveau de stockage met la pression. Le secteur appelle à passer d’une logique de marché spéculatif à une approche axée sur un service public de sécurité. L’objectif est de sanctuariser les stocks pour protéger les consommateurs et l’industrie contre les chocs géopolitiques et les bizarreries des marchés financiers (le prix du gaz en été dépasse celui de l’hiver), alors que les opérateurs ne réussissent pas à valoriser leurs infrastructures. Selon l’AIE, au niveau mondial, la consommation de gaz est étale (+0,8%, à 4 286 milliards de m3), tandis que la production de GNL a augmenté de 7% (+38 milliards de m3, principalement de la part des USA qui consolident leur place de 1er producteur mondial de gaz naturel). Les perspective de mise en production de nouvelles capacités (USA, Canada, Mexique) permettent de maintenir le niveau des prix de gros même s’ils se sont inscrits à la hausse (notamment le spot) en raison de la demande hivernale aux USA. Le niveau des stocks européens s’établit à 41% (10% plus bas qu’en 2025, 31% en France) et la vague de froid en cours à l’est de l’Europe devrait contribuer à augmenter le soutirage.
- Retrouvez un suivi quotidien des prix de gros de l’électricité sur notre site internet : EEX Settlement Price Futures – WattValue – Achats groupés d’énergie et énergie renouvelable pour les professionnels
Suivi des prix de marché de gros de l’électricité : Baseload (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 23/01/2026 | 30/01/2026 | ||
| 2027 | 50,80 | 50,51 | ↓ |
| 2028 | 51,45 | 49,39 | ↓ |
| 2029 | 53,05 | 50,33 | ↓ |
Suivi des prix de marché de gros du gaz : Marché TRF (Trading Region France) (€/MWh) :
| Années | Clôture | ||
| 23/01/2026 | 30/01/2026 | ||
| 2027 | 25,57 | 26,84 | ↑ |
| 2028 | 22,79 | 23,06 | ↑ |
| 2029 | 21,75 | 21,72 | ↓ |
